Lymphome de Hodgkin et tuméfaction cervicale expliqués de façon pratique : Ce billet présente les principaux diagnostics différentiels en cas de tuméfaction du cou, notamment les affections thyroïdiennes, la lymphadénopathie infectieuse, la tuberculose et les causes malignes. Avec caractéristiques typiques, indices cliniques et symptomatologie B – idéal pour FSP, examen de connaissances et M3.
Lymphome de Hodgkin
Motif principal
Un patient ou une patiente de plus de 50 ans se présente avec une tuméfaction ou une augmentation de volume au niveau du cou. La tuméfaction peut être si marquée que fermer le col de la chemise devient difficile.
Diagnostics différentiels
1. Thyroïde / affection thyroïdienne
- Goitre diffus : augmentation homogène et symétrique de l’ensemble de la thyroïde, fréquente en cas de carence en iode ou de thyroïdite de Hashimoto.
- Goitre nodulaire : augmentation nodulaire de la thyroïde avec un ou plusieurs nodules. Il peut s’agir de kystes thyroïdiens ou d’adénomes thyroïdiens.
2. Lymphadénopathie
-
Infectieux :
- Virus d’Epstein-Barr (VEB) → mononucléose infectieuse
- Tonsillite à streptocoques
- Malin / Tuberculose
Caractéristiques
| Infectieux | Malin / Tuberculose |
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Autres indices cliniques
| Infectieux / réactionnel | Malin | Tuberculose |
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Troubles thyroïdiens
Il convient éventuellement de questionner spécifiquement sur des symptômes d’hypothyroïdie :
- Intolérance au froid
- Constipation
- Peau sèche
À retenir
- Une tuméfaction cervicale peut être due à des affections thyroïdiennes ou à une hypertrophie des ganglions lymphatiques.
- Les ganglions douloureux, mous et mobiles évoquent plutôt une cause infectieuse.
- Les ganglions durs, fermes et indolores avec un caractère chronique sont suspects de malignité.
- La symptomatologie B (fièvre, sueurs nocturnes et perte de poids involontaire) doit toujours être recherchée activement.
- Des douleurs ganglionnaires après consommation d’alcool sont un signe classique du lymphome de Hodgkin.
- Des maladies systémiques comme le lupus érythémateux disséminé (LED), la sarcoïdose ou la polyarthrite rhumatoïde peuvent également provoquer une lymphadénopathie généralisée et doivent être prises en compte dans le diagnostic différentiel.
